Informations pour le mix down


⦁ Préparer ses pistes pour le mixage.


L’idée générale est d’exporter votre musique en plusieurs pistes audio séparées et synchronisées dans un format numérique non-compressé.

Réécoutez votre session et soyez bien sûr que votre travail est “fini”. Le mixeur prend le relais sur votre projet “là où vous l’avez laissé”. Si vous avez des changements à faire c’est le moment. Vous pouvez aussi écrire une note au mixeur pour lui suggérer certaines choses que vous aimeriez qu’il fasse comme par exemple rallonger ou supprimer une partie etc. si vous estimez qu’il le fera mieux que vous.

Faites un bounce (export) de votre propre mix tel que vous l’écoutez chez vous. On appelle ça un ‘Rough mix’, il s’agit du mix de l’artiste/producteur avant l’envoi officiel au mixage. Cela permet au mixeur de prendre connaissance de la manière dont l’artiste entend sa musique. Il y a en effet beaucoup d’informations importantes dans un rough mix. Le rough sert aussi de référence et de comparaison avec le mix final.

Dans la mesure du possible, vérifiez vos edit, en d’autres termes, vérifiez vos coupes et vos fades, faites en sorte que tout soit clean, qu’aucune partie ne soit "coupée trop nette" par exemple.



Attention aux débuts et aux fins de vos sons. Pensez à laisser au moins 2 mesures de marge avant et après l’export afin d’être sûr de ne rien perdre.

Nommez-y correctement vos pistes, donnez leurs un nom explicite. Ne laissez pas un fichier avec un nom du type ‘audio_1034’ .




L’une des parties les plus importantes est la synchronisation de vos pistes. Il est impératif que chaque fichier d’un même morceau que nous recevons démarre au même moment. Par exemple, votre morceau débute avec une intro de clavier puis la voix apparaît 8 mesures plu-tard. Il faudra démarrer l'export de voix au moment que celui du clavier, même si il contient 8 mesures de vide. Il en va de même pour chaque autre piste de votre morceau. Pensez que nous chargeons vos pistes vers notre logiciel en les calant au début de notre session. La plupart des logiciels permettent d’exporter toutes les pistes en une fois selon un point de synchro. Si vous le faites manuellement faites très attention à toujours commencer vos exports au même endroit.

Vérifiez que vos pistes ne saturent pas (led dans le rouge) lors de l’export. Il est vital de rester à une amplitude “correcte” de vos formes d’ondes et surtout de ne pas faire saturer vos pistes audio pour préserver leur intégrité. La saturation numérique est désagréable à l’oreille et ne sonne pas pro du tout. Pour les plus techniques d’entre vous sachez que le gain idéal (je ne parle pas de volume de la piste mais bien du gain de la piste enregistrée) se situe vers -18 dbfs en moyenne, pour les rythmique, percus,  on peut aller jusqu’à -6 dbfs. Pour ceux pour qui c’est du chinois vous pouvez vous contenter de ne pas clipper dans le rouge et tout ira bien !


⦁ Organisation des Pistes

Pour les Drums, séparer le kick (forcer 100% mono) et le snare sur des pistes distinctes le reste peut être groupé à l’exception d’une percussion remarquable (conga, xylophone, kalimba, etc...).

Pour La bassline, séparer les éventuels différents instruments et faire attention à la spatialisation.


Pour les vocaux, les groupes de synthés ou les effets regroupant plusieurs pistes, séparer les

Le reste, layerings de synthés, multi-micked guitares ou back ground vocals etc. ne sont pas pénalisants si le stem (groupement de plusieurs pistes) est assumé de votre côté.

En regroupant vos pistes, vous avez établi vos propres sélections et choix artistiques. Après tout, qui d’autre que vous, artiste/producteur, ne sait mieux quel son est à mettre le plus en avant etc.

Rajouter une note à votre dossier contenant vos pistes audio : un fichier texte contenant vos directives et indications. Les informations de tempo et de tonalité peuvent nous faire gagner de précieuses minutes.

Lors de l’envoi via dropbox ou wetransfer vous pouvez archiver vos dossiers dans un fichier zip par exemple.




3.Effets et Plug-IN


Concernant les effets et les plugins, qui font parties de l’arrangement à l’étape de la prod.,

ils doivent être conservés.


Par exemple si vous avez mis une reverb sur un piano c’est que vous aimez son rendu et par conséquent que vous voulez le garder dans le produit final. Il en va de même pour les EQ, chorus, compresseurs delays etc. Le cas échéant, vous pouvez faire 2 exports, l’un dry (sans effet) et l’autre avec effet sans oublier de le préciser dans vos notes.

Le placement dans l'image stéréo


Placez les éléments (instruments) aux fréquences basses au centre de l'image stéréo (basse, grosse caisse, sons électroniques à fréquences basses, etc.). Les fréquences basses demandent d'avantage d'énergie ce qui créé rapidement un déséquilibre de volume RMS entre le canal gauche et droit s'ils ne sont pas au centre du mix.


La reverb


N'abusez pas de la reverb, les traitements de mastering (notamment la compression) ont tendance à la faire ressortir d'avantage. D'autant plus que les mix chargés en reverb sont totalement passés de mode, vous risquez fortement de sonner démodé… sans parler de la perte de la proximité !

Dans la majorité des cas, évitez la reverb sur les instruments aux fréquences basses, sinon vous allez inutilement embrouiller le mix dans le bas et bas médium du spectre des fréquences qui a déjà passablement de mal à rester distinct.

La Dynamique

Les limiteurs/compresseurs servent avant tout à faire du leveling, faire sonner plus fort un élément dans le mix, toujours sans dépasser le 0db. Le compresseur est certainement l'un des éléments le plus difficiles à apprivoiser, on risque rapidement de tuer les attaques voir les transitoires (transition entre l'attaque et le sustain d'un son). La sensation du plus fort = meilleur est extrêmement trompeuse.








4.Préparer le “Mixdown”


L’idée générale est d’exporter votre mixage dans un fichier stéréo numérique non-compressé. Donc au format .wav ou .aif . En effet il est fortement déconseillé d’envoyer des mp3 ou autres au mixeur car la qualité finale du master en sera compromise.

N'incérez pas de traitement de dynamique sur le bus master


Il est particulièrement tentant d'insérer des processeurs de dynamique sur le bus master dans le but de vous approcher du résultat final souhaité. Néanmoins,tout ce que vous entreprendrez à ce niveau, diminue les possibilités d'intervention en studio de mastering.

En mastering pour pouvoir "accrocher" un compresseur, l'ingénieur du son se calera sur les crêtes du mix afin de pouvoir régler le seuil de déclenchement de ses machines. Plus il aura de marge, plus il aura de possibilités d'intervention !

De plus si le mix est lisse (sans crêtes), le précieux potentiomètre du temps d'attaque n'aura plus aucune efficacité. Ne tombez pas dans le piège de vouloir compenser au niveau des pistes individuelles et les sous-groupes, gardez de la souplesse…

N’employez pas la fonction maximiser qui a pour but d'aligner la crête la plus forte à 0 dB (volume maximum admissible en audionumérique).


Ne faites pas de conversions !

Vos exports seront sur les mêmes valeurs que votre session. Idéalement si vous avez créé votre session en 44,1 Khz pour 16 bits et bien gardez les mêmes valeurs pour votre export.





Le format de fichier

Les fichiers habituels sont le Wave (PCM sans compression) portant l'extension .wav et l'AIFF ou portant l'extension .aif et .aiff. Les fréquences d'échantillonnage acceptées dans la majorité des studios de mastering sont les suivants 44.1 / 48 / 88.2 / 176.4 / 192 kHz et la quantification audio en 16 / 24 / 32 / 32 bits flottants.


Pour un projet CD je vous recommande d'opter dés le départ pour une quantification de 24 bits ou 32 bits flottants et une fréquence d'échantillonnage de 44,1 ou par multiples supérieurs soit 88,2 / 176,4 kHz. Les fréquences d'échantillonnages de 48 / 96 / 192 kHz sont un format développé pour l'audio visuel !


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Laurent Verscheure

CINEvolution

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Vice C.E.O , Sound engineer

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